COVID-19 un an après : mobilisation du CNRS en Centre-Est

CNRS info

Le CNRS a pesé dans la recherche pluridisciplinaire mondiale autour de la COVID-19 et a permis d’éclairer les décisions publiques.

Plus d'un an après le début de la crise sanitaire, le CNRS revient sur certains projets de recherche des laboratoires ainsi que sur les actions de communication – articles, podcasts, vidéos, listes d’experts et expertes – mises en œuvre pour accompagner la compréhension de cette période particulière.

Face aux questions suscitées par la crise, la richesse du CNRS est d’avoir des experts et expertes dans tous les domaines.
assure Alain Schuhl, directeur général délégué à la science du CNRS,

Dès les premiers jours, l’organisme a ainsi mobilisé toutes ses disciplines, ses ressources et instruments pour apporter des pistes sur les crises liées à une pandémie en constante évolution. En accompagnant et finançant des études inédites, en organisant les communautés, il s’est efforcé de former une première ligne de défense scientifique, en France comme dans les International Research Laboratories à l’étranger, et de guider les prises de décision.

 

Implication des laboratoires de recherche CNRS Centre-Est dans 2 projets soutenus par l'ANR :

DÉVELOPPEMENT DE TESTS DIAGNOSTIQUES

Détection du génome viral

Le projet DRD-19 utilise la technologie des plasmons (SPR/LSPR) associée à une réaction d’hybridation en chaine permettant une détection du génome viral à température ambiante. La mesure repose sur un module ellipsomé-trique (mesure optique) breveté et produit industrielle-ment depuis 2020. La technologie développée ouvre des perspectives en matière de portabilité des essais bio-chimiques et des capteurs et vise à proposer des moyens de détection décentralisés performants.

Dépistage rapide et décentralisé du Covid 19 par capteur plasmonique portable à amplification isotherme – DRD-19
Appel à projets ANR : Flash Covid – Financé par  la région Grand-Est
Coordinateur : Aurélien Bruyant, Lumière, nanomatériaux, nanotechnologies
(L2n | CNRS / Université de Technologie de Troyes)

RECHERCHE DE MOLÉCULES ANTI-VIRALES

Criblage haut débit de molécules

Le projet HT-COVID a pour objectif de développer une stratégie haut débit, originale et intégrée, reposant sur de l’arrimage moléculaire par criblages directs et inverses pour une évaluation rapide et efficace de différentes bases de données d’espaces chimiques très larges (˜1.5 milliards de petites molécules) sur des cibles médicamenteuses pertinentes du SARS-CoV-2. Ce projet implique des centres de calcul français (CC- IN2P3, GENCI, ROMEO HP Center, l’infrastructure nationale de recherche ChemBioFrance) et des plateformes de criblage haut débit AD2P (IBISA, Marseille) et Chem-Symbiose (IBISA, Nantes). Les petites molécules identifiées au cours de ce criblage virtuel seront synthétisées puis validées dans des modèles in vitro pour caractériser leurs effets inhibiteurs sur la réplication du virus.

Screening optimisé à très haut débit pour le développement de candidats médicaments antiviraux ciblant SARSCoV-2 – HT-COVID
Appel à projets ANR : Flash Covid – Financé par la région Grand-Est
Coordinateur : Jean-Hugues Renault, Institut de Chimie Moléculaire de Reims
(ICMR | CNRS / Université de Reims Champagne-Ardenne)

A lire ou à relire dans CNRS le Journal (28/04/2020) : Covid-19 : 1,5 milliard de molécules passées au criblage virtuel

AUTRES PROJETS

Projet ExoTurn

Des scientifiques du CNRS se sont mis au service du système de santé. Le projet ExoTurn propose par exemple d’aider les soignants dans les manipulations lourdes pour soulager les malades, avec des exosquelettes. Ce projet pluridisciplinaire rassemble médecins et scientifiques du CHRU de Nancy, de l’université de Lorraine, d’Inria, de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et du Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria).

> A lire ou à relire dans CNRS le Journal (26/06/2020) : Des exosquelettes pour soulager les soignants

 

Projet Obépine

Les eaux usées de près de 150 stations d’épuration en France, dont celles de Nancy, Reims et Strasbourg sont surveillées de près par le Réseau Obépine (Observatoire Épidémiologique des Eaux Usées). La concentration de génome de virus est un indicateur fiable de la situation.
Obépine regroupe plusieurs laboratoires dont le Laboratoire de Chimie Physique et Microbiologie pour les Matériaux et l'Environnement (LCPME).

> A lire ou à relire dans CNRS le Journal (28-09-2020) : Covid-19 : pister le virus dans les eaux usées

 

Projet SeekAndDestroy

Le supercalculateur Jean Zay consacre son énorme puissance de calcul à différents projets de modélisation moléculaire ou d’outils de diagnostics. Des simulations moléculaires, coordonnées par Antonio Monari dans le cadre du projet SeekAndDestroy du Laboratoire de physique et chimie théoriques (LPCT), amènent à comprendre les mécanismes moléculaires qui permettent au virus d’infecter les cellules humaines et d’échapper aux systèmes de défenses.

En savoir plus

 

Thésaurus COVID-19

Face à l’inflation de publications concernant la COVID-19,  le service d’ingénierie terminologique de l'Inist, a créé un thésaurus bilingue français /anglais spécifique coronavirus.

En savoir plus

 

Étude épidémiologique "COVAL Nancy"

Initiée par Pierre Vallois, chercheur à l'Institut Elie Cartan de Lorraine (IECL) et spécialiste de modélisation probabiliste, COVAL Nancy a été la seule étude de la présence d’anticorps menée par tirage au sort dans la population générale en France : suite à la première vague épidémique, elle a notamment montré que 2,47 % de la population de la Métropole du Grand Nancy avait été contaminée, que les 20-34 ans étaient les plus touchés et que le confinement avait eu un effet très net sur le ralentissement de la propagation de la maladie.

> En savoir plus

 

Enquête internationale sur la perte de l’odorat et du goût

De nombreux patients atteints de la COVID-19 éprouvent une perte du goût (agueusie) et/ou de l’odorat (anosmie). Plus de 500 chercheurs de 56 pays ont uni leurs forces pour étudier ce phénomène au sein du Global Consortium for Chemosensory Research (GCCR). Plus de 35 chercheurs français y participent dont plusieurs chercheurs du Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation (CSGA). Le consortium a déployé en mars 2020 un questionnaire dont les premiers résultats montrent que la COVID-19 est associée à une altération de tous les sens chimiques.

En savoir plus

 

Masques de protection

Travaux menés par un consortium de scientifiques, médecins et industriels impliquant des chercheurs du Laboratoire réactions et génie des procédés (LRGP)

> A lire ou à relire dans CNRS le Journal (09/04/2020) : Masques de protection : la piste prometteuse du recyclage
> A lire ou à relire dans The Conversation (17/11/2020)Laver nos masques chirurgicaux, c'est possible

Solidarité | La délégation Centre-Est du CNRS mobilisée dès le début de la pandémie > Lire l'article